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Patrimoine médiationniste [10/09/2004] - Auteur : admin

Afin de réaliser l'objectif d'évaluation du patrimoine médiationniste, l'APIDAM se propose de constituer, dans un premier temps, un fichier récapitulatif des documents divers en la possession des membres de l'Association et susceptibles d'être communiqués conformément aux stipulations de la Loi sur la propriété intellectuelle :

-notes prises au cours des séminaires, des colloques, des cours, des soutenances, l'orateur pouvant être Jean Gagnepain ou tout autre spécialiste éminent de la Théorie de la Médiation,

-enregistrements en mode audio ou vidéo etc...

- notes et essais personnels, voire publications...

A cet effet, si vous désirez participer à cette entreprise, vous trouverez dans la rubrique "Download", un logiciel référencé "Patrimoine" vous permettant de constituer un fichier dont vous pourrez signaler l'existence à Admin@rennes-mediation.org qui vous indiquera la procédure pour le lui faire parvenir.

ATTENTION : le logiciel fonctionne exclusivement sur PC avec Windows. Une version pour le Mac est à l'étude.

Merci par avance de votre participation.

Admin

 

 


Enfance et Education [12/07/2004] - Auteur : admin

Un dossier "Enfance et Education" vient d'être créé. Il s'agit de regrouper les contributions de tous ceux qui, s'appuyant sur la Théorie de la Médiation, s'interrogent sur les rapports de l'enfant à l'institution éducative.

Un premier article de Didier Leguérinel vient inaugurer cette rubrique :

Comment la médiation favorise et nourrit la pratique professionnelle ?

 "C’était la question posée aux dernières journées de Monteneuf. Ce texte, version remaniée (très remaniée) et complétée (très complétée)  de notre intervention de Monteneuf,  a avant tout pour vocation de servir de base à la réflexion pour un éventuel « groupe de recherche sur le premier degré » que ce site voudrait fédérer. Encore faut-il évidemment que les pédagogues médiationnistes s’emparent de ce projet. Nous l’espérons de tout coeur."

Voilà donc le sujet posé et une première contribution. Nous sommes ouverts à toute contribution médiationniste sur ce point, mais aussi à la discussion avec tous les chercheurs en ce domaine.


Neuron et Psyche [23/06/2004] - Auteur : admin

 

Nous publions dans les « Annonces » des notes de lecture à propos de l’adoption par certains neurologues du modèle freudien du psychisme (voir « Freud returns »). Nul doute qu’il existe un vide théorique en matière de recherches en neurologie, que ne compense pas le recours à des notions hétérogènes comme « la conscience », le « vecteur égocentrique » ou « l’attention », adoptées dans leur globalité phénoménale et sans faire l’objet de nécessaires déconstructions. D’où l’impression, parfois, d’une métaphysique du cerveau.

 

La psychanalyse de Freud posait des dissociations psychiques, mais en leur supposant un substrat organique. Le médecin qu’était Freud ne désespérait pas de le voir un jour découvert. La Théorie de la Médiation ne dit pas autre chose. Toutefois, la psychanalyse après Freud a maintenu une sorte de dualisme entre médecine et psychiatrie : les modèles les plus répandus sont, dans le cas de la dominante organique, d’ordre neurologique et, dans le cas des troubles « sine materia », comme on disait jadis, d’ordre psychiatrique. Or il y a de l’organique dans toute affection de type mental. Voyez pour le langage : il a été admis rapidement que les aphasies avaient une origine organique, peut-être parce que les Broca, Wernicke... savaient qu’ils pouvaient imputer au cortex ce que l’Ecole analysait, à sa manière, du langage. Il y avait un modèle, si rudimentaire fût-il,  qui permettait de savoir quoi chercher.

 

En psychiatrie, consécutivement au dualisme précédemment évoqué, il n’y avait guère de modèles qui pussent vraiment diriger les recherches sur le cortex. Cette absence, les neuro-psychanalystes tentent de la combler, peut-être parce qu’ils se rendent compte que Freud avait, le premier, posé un nouveau rapport entre théorie et clinique : pas de théorie sans pratique, pas de pratique sans théorie. Ici encore, l’Ecole de Rennes ne dit pas autre chose. Toutefois, alors que Freud partait de la clinique pour théoriser, avec toutes les difficultés que cela implique, et dans une visée thérapeutique, la théorie de la Médiation va de l’épistémologie à l’expérimentation, de la théorie à la clinique, dans une visée explicative. Mais pour nous, la théorie ne résulte jamais de sa propre dynamique, elle est structurée par des hypothèses suggérées par une clinique antérieure, épistémologiquement séparée de la théorisation implicite qui l’a conduite.

 

Il nous paraît que la théorie de la Médiation a quelque chose à apporter à la neurologie, en matière de modélisation, tout comme elle peut bénéficier –ce n’est pas nouveau- des apports de cette dernière. Mais il importe, ici, de se garder de croire que nous serions fournisseurs d’un modèle clé en main. C’est peut-être l’illusion qu’entretiennent les neuro-psychanalystes vis-à-vis de la psychanalyse freudienne dont on a l’impression qu’elle leur fournit mécaniquement une correspondance terme à terme entre les faits observés et des éléments théoriques déjà là. La désillusion pourrait être à la hauteur des espérances !

 

En fait, la Médiation est elle aussi recherche de processus implicites, d’ instances structurales, mais elle ne postule pas qu’une instance et une seule puisse rendre compte de la totalité du fonctionnement culturel ; notamment, elle propose une dissociation entre l’instance qui nous fait homo sociabilis et celle qui nous fait homo rectus, dissociation qui distribue les psychoses et les névroses autrement que ne le fait la psychanalyse. Il y a là sans nul doute un vaste champ à explorer avec les neurologues : nous avons des hypothèses et pistes de recherche, qui peuvent aider les aider mais qui, en retour, devront être étayées ou modifiées par la clinique.

 

Il serait intéressant  qu’en cette affaire nos amis neurologues et psychiatres fassent connaître ici leur point de vue.

 

Admin.

 


Qu'est-ce que la Théorie de la Médiation ?



Freud returns... [23/06/2004] - Auteur : admin

Freud : le retour

 

Voici, à l’état brut, quelques notes prises à l’occasion de la lecture d’un article de Mark Solmes, « Freud Returns », paru dans Scientific American de mai 2004 (www.sciam.com). M Slomes est titulaire de la chaire de neuropsychologie à l’université de Cape-Town, il est également directeur du Arnold Pfeffer Center For Neuro-Psychanalysis près le New-York Psychoanalystic Institute.

 

Rappel d’une théorie oubliée depuis les années 80 : « les notions de moi et de ça étaient considérées comme définitivement obsolètes dans certains cercles de psychanalystes ». Les troubles psychiatriques furent alors attribués à des désordres dans la chimie cérébrale : tout devint une question de pharmacologie.

 

Et pourtant, il semblerait qu’un nombre croissant de neurologues , principalement américains, commencent à penser que le modèle freudien est « toujours la vision de l’esprit la plus cohérente et la plus intellectuellement satisfaisante ». Aussi voit-on, selon l’auteur, se développer des réseaux interdisciplinaires où s’épaulent neurologues et psychanalystes. Témoin la fondation de la Société Internationale de Neuro-Psychanalyse (International Neuro-Psychanalysis Society) dont la revue « Neuro-Psychoanalysis » compte dans son comité scientifique des chercheurs comme Damasio, Kandel, LeDoux etc...

 

Il semble que la distinctions freudienne entre processus « conscients » et processus « inconscients » convienne aux neurologues intéressés, qui auraient découvert l’existence de liaisons neuronales entre les aires perceptives et le paléo-cortex, responsable selon eux des réponses émotionnelles. Ces faisceaux neuronaux contournant (by-passing) l’hippocampe, des événements ordinaires pourraient ainsi déclencher la réminiscence inconsciente d’événements passés à forte charge émotionnelle. Ceci expliquerait notamment le rappel d’événements très anciens, ignorés par une « mémoire consciente » non opérationnelle chez l’enfant de moins de deux ans (« amnésie infantile » chez Freud) mais qui auraient influencé la structuration phénotypique des connexions neuronales fonctionnelles chez l’adulte.

 

De même, l’article mentionne des cas de patients anosognosiques victimes de lésions de l’hémisphère droit. Par exemple, une patiente inconsciente de la paralysie de son bras gauche aurait, lors de la simulation artificielle de son hémisphère droit, non seulement pris conscience de son trouble, mais aussi de l’apparition et de la persistance de celui-ci depuis l’accident initial. Cette anamnèse aurait disparu après l’arrêt de la simulation. Sur le plan théorique, les expérimentateurs concluent que « les souvenirs peuvent être refoulés sélectivement » et que le refoulement, mécanisme important de la théorie freudienne, serait bel et bien une réalité d’ordre neuronal.

 

D’autres aspects du modèle freudien semblent en accord avec les vues des neurologues. Ainsi certains patients victimes de lésions dans le cortex limbique frontal seraient « inconscients » de leur amnésie et combleraient les « vides » par des fabulations positives ; par exemple, la cicatrice témoignant de l’ablation d’une tumeur du lobe frontal « devient » consécutive à une opération de chirurgie dentaire ou de pontage coronarien. Ces fabulations seraient induites par le « principe de plaisir » freudien ; il est à noter que les neurologues américains font de ce principe de plaisir une fonction purement animale. Dans cet ordre d’idées, la libido freudienne ressemblerait assez aux manifestations du système régulé par la dopamine pour que le rapprochement de celui-ci avec le « ça » soit tenté.

 

Il n’est pas jusqu’au rêve, réduit depuis les années 70 à une simple activité neuronale aléatoire, qui ne soit réexaminé : l’activité du rêve cesserait à la suite de la destruction de fibres nerveuses dans la région du lobe frontal, symptôme qui coïnciderait avec une réduction du comportement motivé (aboulie). Ce phénomène coïncidant également avec les conséquences de l’inhibition de l’activité de la dopamine dans la même région corticale, l’hypothèse est que le rêve procèderait lui aussi du « principe de plaisir ».

 

Bien entendu, de nombreuses réserves sont élevées à l’encontre de cette approche, notamment par les neurosciences positivistes. Il n’empêche : pour sortir de l’empirisme et du positivisme, les neurologues éprouvent le besoin d’un modèle. La psychanalyse freudienne semble leur en fournir un, prêt à fonctionner. Le tout est de savoir si un modèle tel que celui-ci, marqué par les conditions de son élaboration dans une visée thérapeutique, conviendrait sans réexamen.  


S'inscrire au site [16/06/2004] - Auteur : admin

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Les envois des "Inscrits" comme des "Auteurs" sont ensuite publiés par les administrateurs. Autrement dit : la publication de votre document peut être différée de quelques heures par rapport à son envoi.

Bien entendu, tout visiteur peut bénéficier des téléchargements ("Downloads").

Voilà. En cas de perplexité, vous pouvez envoyer un e-mail à :

admin@rennes-mediation.org

Bien à vous,

Bernard Couty (Admin)


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