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Tétralogiques n°18 [05/12/2010] - Auteur : admin

TETRALOGIQUES

N° 18 - Faire, défaire, refaire le monde
Textes réunis sous la responsabilité de Patrice Gaborieau

L’homme et la technique : faire, défaire, refaire le monde

GABORIEAU Patrice
Introduction : Un monde à faire


OSIURAK François, JARRY Christophe et LE GALL Didiel,
De l’ouvrage à l’usage. Réflexion sur les concepts d’improvisation et de pérennité


LE GUENNEC Gilles
L’action machinale : le loisir sous l’attention ponctuelle


LE GAC-PRIME Christine
Les différents niveaux de lecture d’un cas clinique neurologique


DUVAL-GOMBERT Attie
Le monde de l’aphasie, le monde de l’atechnique


EWENS Thomas
Repenser l’art et l’éducation artistique


Articles

URIEN Jean-Yves
Qu’a de générale la linguistique générale ?


MOREAU Christophe
Sociologies de la postmodernité et théorie de la personne


LE BOT Jean-Michel
Les Schèmes d’identification : ontologie ou ontonomie ?


QUENTEL Jean-Claude
Grammaticalité et langue maternelle : du nourrisson à l’enfant psychotique

ISBN 978-2-7535-1255-9, 196 p., l5,5x24 cm Prix : 16 euros


Deux nouveau ouvrages [05/12/2010] - Auteur : admin

POUR UNE SOCIOLOGIE

DU TRAVAIL SOCIAL

Jean-Yves DARTIGUENAVE

Préface d'Armel Huet

PU Rennes, 2010

Collection "Des sociétés"

Présentation de l'ouvrage

Le travail social a longtemps été occulté par la perspective critique qui ne reconnaissait à celui-ci aucune autonomie politique en dehors de celle que lui confèrent les rapports sociaux de classes. C’est ce qui nous conduit à proposer une approche susceptible d’asseoir l’identité et l’unité du travail sociral sur des processus dynamiques rendant compte à la fois de son assise anthropologique et de son constant réaménagement dans des formes historiques elles-mêmes mouvantes. Nous envisageons ainsi plusieurs conditions de possibilité à l’élaboration d’une sociologie du travail social.
La première concerne la recconnaissance de l’autonomie politique du travail social. Il s’agit ici de reconnaître que cette activité n’est pas réductible à la mise en oeuvre instrumentale de politiques publiques ou à l’application de dispositifs d’action sociale. La seconde a trait à la reconnaissance de l’autonomie des processus explicatifs qui gouvernent le travail social considéré ici comme un espace-temps relationnel ou encore une relation de service structurée par des fonctions et des rôles spécifi ques. Deux dimensions alors apparaissent ; une dimension proprement sociologique où le travail social vise fondamentalementla resocialisation de ceux qui sont privés du plein exercice de leur capacité à être en ou à faire société ; une dimension proprement axiologique où, par une action, non plus sur le social, mais par le social, il s’agit d’off rir les conditions d’une régulation des comportements.
Aborder de la sorte le travail social suppose enfi n de reconnaître l’importance d’une sociologie clinique susceptible de mettre en lumière les processus de désocialisation tout en prenant en considération les conséquences sociales de la détresse ou de la «souffrance psychique». Cette sociologie clinique ne saurait faire l’économie d’une sociologie de la clinique, c’est-à-dire d’une analyse des conditions sociales de sa production en interrogeant ses présupposés mais aussi ses effets au plan de la pratique d’intervention sociale.

L'auteur


Jean-Yves DARTIGUENAVE est maître de conférences habilité en sociologie à l’université de Rennes 2. Il est chercheur au LARES-LAS de cette même université. Il a exercé pendant une dizaine d’années comme sociologue dans une Caisse d’Allocations Familiales et a publié plusieurs ouvrages sur le travail social.


Table des matières


PRÉFACE d'Armel Huet


INTRODUCTION


Première partie
De la négation à la prise en compte de l’autonomie du travail social


Chapitre 1- LA PERSPECTIVE CRITIQUE

Contrôle social, pouvoir et normalisation

Une prise en compte des rapports sociaux de pouvoir
Des concepts mal arrimés et polysémiques


Chapitre 2 - LA PERSPECTIVE INTERACTIONNISTE

Contrôle social et interactions

Les limites du pouvoir
Des interactions clôturées sur elles-mêmes
L’absence de la personne


Contrôle social, norme et déviance

La déviance : une construction sociale
Un défi cit théorique attaché au concept de norme
Une conception réifiante des rapports sociaux
Un réductionnisme cognitiviste


Chapitre 3 - LA PERSPECTIVE SOCIO-HISTORIQUE


Une histoire d’histoires

Le service social
L’éducation spécialisée
L’éducation populaire


L’approche socio-historique à l’épreuve de la causalité

Légalité, conflit et historicité
Succession et causalité
Histoire et causalité


Deuxième partie
Les processus constitutifs du travail social


Chapitre 4 - CHANGEMENTS ET MUTATIONS DU TRAVAIL SOCIAL

Une crise des frontières

L’obsolescence des classifications professionnelles
Le travail social et la crise du rapport salarial
Une reconfi guration des frontières professionnelles


La sécularisation de la sécularisation de l’intervention sociale

Une redéfinition de l’intervention sociale
Un nouveau modèle d’action sociale


Chapitre 5 - DES TENTATIVES D’ANALYSE STRUCTURALE DU TRAVAIL SOCIAL

Travail social et lien social

L’homologie structurale de la position et de la fonction
La dynamique paradoxale du travail social


Travail social et pratique professionnelle

Les topiques du travail social
Les invariants praxéologiques


Chapitre 6 - LES NÉCESSITÉS D’UNE RUPTURE ÉPISTÉMOLOGIQUE

Le modèle en tant que pari heuristique

Le dépassement de paradigmes

La rupture avec le réalisme positiviste
La rupture avec le logocentrisme et l’ontocentrisme
Au-delà de l’opposition entre l’individuel et le collectif


Chapitre 7 - LA SPÉCIFICITÉ ANTHROPOLOGIQUE DU TRAVAIL SOCIAL

La relation de service

Désaffiliation et réaffiliation identitaire et contributive


L’éthique dans le travail social

Du travail sur le social à un travail par le social


CONCLUSION : DE NOUVEAUX ENJEUX ÉPISTÉMOLOGIQUES


BIBLIOGRAPHIE

 

 

Ouvrage dont nous avons déjà fait l'annonce : 

LE LIEN SOCIAL

ET LA PERSONNE


Pour une sociologie clinique

Jean-Michel LE BOT

PU de Rennes, 2010

Collection "Le lien social"

Présentation de l'ouvrage

Comment se tisse le lien social ? La meilleure façon de répondre à cette question ne serait-elle pas d’aller voir du côté de ces pathologies de la relation à l’autre que sont non seulement les perversions et les psychoses, mais aussi certains troubles consécutifs à des lésions cérébrales ? C’est en tous cas l’hypothèse qui est au cœur de ce livre et qui renouvelle profondément le regard sociologique sur la question : si l’être humain, comme le reconnaissent très largement les sociologies contemporaines, est un acteur social, capable d’historicité, c’est d’abord parce qu’il est une personne et possède en tant que tel une capacité mentale spécifique à tisser ses liens sociaux dans le même temps où il trace les frontières de ses appartenances comme de ses compétences, capacité dont la clinique des perversions, des psychoses, mais aussi de certaines lésions cérébrales permet de mieux comprendre le fonctionnement.

S’inscrivant dans la perspective de l’anthropologie clinique initiée à Rennes par Jean Gagnepain sous le nom de théorie de la médiation, le présent ouvrage propose une synthèse des connaissances actuelles sur la personne ainsi entendue, qu’il confronte avec de nombreux travaux récents ou plus anciens en sociologie comme en anthropologie sociale et culturelle. Il s’appuie pour cela sur les recherches cliniques psychiatriques mais aussi neurologiques menées par toute une équipe, dont la plupart des membres ont été formés directement par Jean Gagnepain. C’est tout un domaine de recherche aussi prometteur qu’innovant que cet ouvrage fait ainsi découvrir, ouvrant un nouveau champ pour la sociologie, tout en contribuant au dialogue interdisciplinaire non seulement entre la sociologie et psychanalyse, mais aussi entre la sociologie et certains domaines des neurosciences et de la neuropsychologie clinique.



L'auteur


Jean-Michel LE BOT est sociologue, Maître de Conférences à l'université de Rennes 2 Haute-Bretagne et chercheur au LAS-LARES).



Table des matières


AVANT-PROPOS

I) LES FORMES DE L'ÉCHANGE

Le lien social : une inquiétude ancienne

La solution politique

La solution économique

Critique de ces conceptions

L’échange ne se réduit pas à un flux physique
Tout n’est pas contractuel dans le contrat
L’échange ne se limite pas à son contenu « économique »

L’échange chez Mauss et Lévi-Strauss
Une circulation générale
Une typologie des transferts
Les schèmes de la relation


II) L'ÉTABLISSEMENT DES FRONTIÈRES


La socialisation

Le concept d’habitus
Le complexe


De l’individu à la personne

Individu, sujet, personne

L’individu
Le sujet
Personne
Le retard de la puberté

Une démarche pathoanalytique

Alliance et classements sociaux

La distinction des statuts

La suggestion fétichiste

L’obscénité exhibitionniste
La pluralité des positions

La subornation pédophile
La complicité homosexuelle

Compétence et métier

La diversité des fonctions

L’humiliation sadique
La grandeur narcissique

La pluralité des rôles

La déliquescence paranoïaque
L’hermétisme schizophrène

III) UN CONDITIONNEMENT CÉRÉBRAL

Des troubles de la personne

Une présence sans abstraction : le cas RG
Un trouble de l’identité et un trouble de l’unité : monsieur B. et monsieur G.

Des troubles du sujet

Une arbitrarité forcée : monsieur D.
Un autre cas d’arbitrarité forcée : FM .

Discussion


IV) ÉTABLIR DES LIENS

Modes d’identifi cation et liens sémantiques

Métaphore et métonymie : un modèle du signe
Analogisme et champ conceptuel

Pour une « grammaire » des liens sociaux


Stratification et intégration

Stratification
Intégration

Classification et groupement

Classification
Groupement
La question des classes sociales

Attribution et organisation

Attribution
Organisation

Qualification et champ


CONCLUSION


BIBLIOGRAPHIE


Transverse [07/05/2010] - Auteur : admin
Notre ami Jean Agnès nous annonce la création d'une nouvelle revue en ligne : TRANSVERSE.
 

"La revue transverse, revue de recherche à comité scientifique international et comité de lecture, est éditée par l’association interuniversitaire  as2emi -  soin, santé, éducation, milieux, fondée à Metz en juin 2008. La revue est dotée d’un comité de soutien et d’accompagnement formé par des personnalités reconnues pour leur attachement à ces questions, et les membres de l’as2emi.

 

La phase de préfiguration aboutira à la sortie du premier numéro en juin 2010. Nous aurons bientôt également le plaisir d'annoncer la mise en ligne sur le portail de revues.org. Vous trouverez sur le blog provisoire quelques repères relatifs à  cette action : http://revuetransverse.canalblog.com/

 

Si vous souhaitez nous aider, vous pouvez faire abonner votre institution, adhérer à l'as2emi (souscr1ption), faire connaître la revue, indiquer ce nouveau support de publication à vos jeunes chercheurs et post-doctorants, soumettre une contribution…

 

Nous accueillerons avec intérêt toute suggestion et proposition de votre part. " 
 
La charte précise : "Le projet Transverse touche la réflexion  anthropologique et philosophique relative au soin et au prendre soin dans les domaines de la santé, de l'éducation et des milieux : soin « non-thérapeutique », éducationnel, culturel… Le soin se décline en paroles, en gestes, en actes, et se réfère au jugement singulier du tact. Il s’enracine aussi dans l’articulation de la tâche philosophique et de la détermination de l’art. La revue cherchera à se faire l’écho, à son niveau, et à sa façon, de l’urgence de la préoccupation de soin face aux défis de nos sociétés. Elle s’emploiera à contribuer à qualifier le sujet du soin dans sa raison d’être. (…).

  

Les concepts au cœur de ce chantier ouvert peuvent être travaillés selon trois axes : soin/santé, éducation/formation, milieux/médias. "

 

Contact : as2emi@laposte.net redaction.transverse@laposte.net

 

APPEL A CONTRIBUTION

 

A partir de son numéro 2, la revue transverse ouvre les rubriques suivantes :

 

Disputation (en addenda du dossier thématique : compléments, discussion, regards croisés, en flux continu), Varia, Lectures, ainsi qu’un Lexikon, un Bloc-notes, et des Nouvelles de l'as2emi.

 

NB Varias, et Lectures peuvent comporter des traductions d’articles non-parus en français.

 

Les propositions d’articles sont à envoyer par courriel avant le vendredi 3 septembre 2010 pour le n° 2, à :

redaction.transverse@laposte.net

 

Merci de joindre une courte notice biographique et de mentionner des coordonnées précises.

 

Toute proposition retenue pourra donner lieu à un article (ne dépassant pas 30 000 signes) accompagné d’un résumé en trois langues et des mots-clés. Une note de conseils sera adressée aux auteurs.

 

Les textes sont soumis à l’avis du comité de lecture.

 
Contact : Revue transverse  redaction.transverse@laposte.net  03 54 62 13 29
 

A noter

 

Le numéro inaugural, Philosophie des milieux, est constitué du seul Dossier.

 

Il  présente le sommaire suivant :

 

Liminaire : projet éditorial

 

Marilyn Molinet, Jean-Paul  Resweber : présentation

 

Maurice Sachot,  Le milieu peut-il faire loi ?

Pierre-André Dupuis et Henri Louis Go, Milieux, climats et atmosphères dans la forme scolaire d'éducation

Dominic Desroches L’homme comme désigner d’atmosphère (Peter Sloterdijk)

Marilyn Molinet, Une problématique de la connaissance (les musées en Allemagne)

Michael Zicola, Les champs d'attente (l’espace social de la souffrance)

Victor Petit, L’individu et son milieu (Georges Canguilhem)

Jean Agnès Le divin milieu : au sein des médias (une résurgence de la mésologie)

David Lucas, Souffrance au travail et juste milieu

Frédéric Seyler, La praxis subjective et ses médiations (Michel Henry)

Jean-Paul Resweber Monde des milieux et milieux du monde (la notion de milieu de vie)

 

Invité : Bernard Stiegler

Julien Gautier, Victor Petit, Le milieu chez Bernard Stiegler

Analecta  (extraits : La technique et le temps : la faute d’Epiméthée ; Passer à l’acte ; Réenchanter le monde : la valeur esprit contre le populisme industriel).

 

Chaque volume imprimé est assorti d’un marque-page d’artiste, pour ce numéro 1 signé par Etienne Pressager.

 

 


Thèse de Justine Simon [13/01/2010] - Auteur : admin

Justine Simon a soutenu en novembre dernier, à l’Université de Besançon, une thèse en Sciences du langage intitulée : « (Ir-)responsabilité démocratique de la presse d'actualité adressée aux jeunes ? Interdiscursivité et argumentativité dans le traitement des élections présidentielles françaises de 2002 et 2007. ». Celle-ci a été dirigée par le Professeur Andrée Chauvin-Vileno et par Bernard Couty. Cette thèse en analyse du discours a de la sorte la particularité d’être éclairée par le modèle d’anthropologie clinique appelé « Théorie de la Médiation ». Elle a été récompensée par  les félicitations du jury.

 

Résumé :

Ce travail de recherche porte sur le traitement médiatique des élections présidentielles de 2002 et 2007 par la presse d’actualité adressée aux jeunes (désormais « PAJ »), à travers la question de la responsabilité dite démocratique posée sous un angle discursif.

C’est grâce à l’éclairage théorique de la Théorie de la médiation (désormais « TDM ») que cette notion centrale de responsabilité est explicitée - notion qui se situe au plan sociologique, comme conséquence de l’accès à la Personne qui nous fait membre de la Cité. Grâce à une distinction fondamentale faite entre cette détermination sociologique et une détermination axiologique (et précisément entre la légalisation du légitime, l’hégétique et la légitimation du légal, l’équité), il apparaît que la PAJ exploite une responsabilité démocratique qui relève d’une dialectique principalement axiologique à l’aide notamment de la culpabilisation, de la dramatisation et de la moralisation du comportement civique.

L’objet d’étude s’est construit à partir de cinq journaux et magazines d’actualité nationaux qui s’adressent spécifiquement à des jeunes : le journal quotidien L’Actu, le journal hebdomadaire Les Clés de l’actualité, le journal mensuel Les Dossiers de l’actualité et les magazines mensuels Phosphore et Citato.

L’objectif général de cette thèse a été de mettre à l’épreuve l’hypothèse selon laquelle le discours de presse étudié pouvait se définir à partir de quatre fonctions propres à la représentation des présidentielles : (1) fonction d’explication et d’analyse du contexte électoral, (2) fonction incitatrice qui invite les jeunes lecteurs à s’intéresser à ce contexte, (3) fonction polémique permettant d’amorcer le débat et (4) fonction légitimante édictant la bonne conduite électorale à adopter.

C’est l’articulation des concepts d’interdiscursivité et d’argumentativité qui fonde l’analyse de la représentation médiatique de l’événement politique à partir d’un cadre théorique d’analyse argumentative du discours favorisant une approche interdisciplinaire dite raisonnée (sciences du langage (analyse du discours et argumentation) / sciences de l’information et de la communication / sciences politiques et éclairage particulier de la TDM).

Le recours à l’anthropologie clinique ne constitue pas le fil directeur, mais le filigrane de la thèse - ses buts et méthodes différant fondamentalement de ceux de l’analyse de discours. La TDM intervient notamment de manière déterminante pour appréhender des notions complexes - telles que l’événement ou l’adolescence[1] - à un seuil essentiel d’abstraction. Cette théorie a en outre un intérêt général en ce sens qu’elle offre de nouvelles perspectives pour appréhender l’Homme, ses discours, ses outils, ses rapports aux autres et le contrôle de son désir. La diffraction proposée par la TDM donne ainsi du relief aux champs de l’analyse du discours et de l’argumentation à trois niveaux : au niveau de la manière de dire, au niveau de la manière de dire sociologiquement et au niveau de la manière de dire régulée par l’éthique personnelle.

L’étude du corpus privilégie trois entrées : les stratégies d’accroche utilisées pour intéresser les jeunes lecteurs, les différentes stratégies élaborées pour représenter le discours autre et les arguments défendus dans les discours des jeunes représentés sur la et le politique. Sont abordés enfin certains effets argumentatifs indirects produits par les mises en scène du débat démocratique dans la presse d’actualité adressée aux jeunes.

 

Date de la soutenance : Jeudi 12 novembre 2009.

Mention obtenue : Très honorable avec les félicitations du jury.

Membres du jury : Andrée Chauvin-Vileno. Professeur en Sciences du Langage. Université de Franche-Comté. Laboratoire de Sémiotique, Linguistique, Didactique et Informatique (LASELDI). Directeur. Bernard Couty. Maître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication. Université de Franche-Comté. Laboratoire de Sémiotique, Linguistique, Didactique et Informatique (LASELDI). Co-directeur. Marianne Doury. Docteur de l’Université Lumière - Lyon 2. Chargée de recherche (Théories de l’argumentation, Analyse argumentative). Laboratoire Communication et Politique (LCP), CNRS, Paris. Chargée de cours à l'Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3. Guy Lochard. Professeur en Sciences de l’Information et de la Communication. Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3. Equipe d’accueil Communication, Information, Médias (CIM). Responsable du Centre de recherches sur l'éducation à l'actualité et aux médias (CREDAM). Alain Rabatel. Professeur en Sciences du Langage. Université Claude-Bernard - Lyon 1 (Institut Universitaire de Formation des Maîtres). Unité Mixte de Recherche Interactions, Corpus, Apprentissages, Représentations (ICAR). Université Lumière - Lyon 2. Rapporteur et Président de jury. Jean-François Tétu. Professeur émérite en Sciences de l’Information et de la Communication. Université Lumière - Lyon 2. Equipe de recherche de Lyon en sciences de l’Information et de la Communication (ELICO). Rapporteur.

 


Table des matières

 

 

PREMIÈRE PARTIE : CADRAGE THÉORIQUE : Pour une analyse de l’interdiscursivité et de l’argumentativité dans le discours de presse adressée aux jeunes

 

CHAPITRE 1 : Un ancrage théorique en analyse du discours

I1- 1. Les origines de la pratique française de l’analyse du discours

I1- 2. Contexte et analyse du discours

I1- 3. Le « choc bakhtinien »

I1- 4. Sur l’idéologie

 

CHAPITRE 2 : L’argumentation dans le discours

I2- 1. Le modèle d’Amossy comme point de départ

I2- 2. Déconstruire l’argumentation ?

 

DEUXIÈME PARTIE : LA PRÉSIDENTIELLE PRÉSENTÉE AUX JEUNES : Enjeux démocratiques de représentation médiatique des élections présidentielles françaises de 2002 et 2007 pour la presse d’actualité adressée aux jeunes

 

CHAPITRE 3 : Un discours médiatique tourné vers la jeunesse

II3- 1. La question de la jeunesse

II3- 2. Présentation générale des médias de presse d’actualité adressée aux jeunes

II3- 3. Les journaux et magazines étudiés

 

CHAPITRE 4 : La présidentielle : un événement politique représenté par la presse d’actualité adressée aux jeunes

II4- 1. Contextes politiques des élections présidentielles françaises de 2002 et 2007

II4- 2. L’élection représentée en « événement médiatique »

II4- 3. Les élections analysées en termes de « moments discursifs »

 

CHAPITRE 5 : La presse d’actualité adressée aux jeunes dans le débat démocratique

II5- 1. Les jeunes, acteurs du politique

II5- 2. Le rôle de la presse d’actualité adressée aux jeunes en régime démocratique

II5- 3. La responsabilité démocratique

 

TROISIÈME partie : InterdiscuRSIVITÉ et ArgumentativitÉ : Analyse des mécanismes discursifs de responsabilité démocratique : problématiques énonciative et argumentative

 

CHAPITRE 6 : Dialogisme interlocutif et stratégies d’accroche

III6- 1. Stratégies d’accroche à propriétés socio-linguistiques

III6- 2. Stratégies d’accroche à propriétés axio-linguistiques

 

CHAPITRE 7 : Dialogisme interdiscursif et stratégies de représentation du discours autre

III7- 1. La presse d’actualité adressée aux jeunes et le désir d’objectivité

III7- 2. Représentations du discours autre par instances

III7- 3. Représentations du discours autre par modes énonciatifs

 

CHAPITRE 8 : Discours représentés des jeunes, arguments sur la et le politique et mises en scène du débat démocratique

III8- 1. Analyse des représentations du discours des jeunes par modes énonciatifs

III8- 2. Analyse des discours argumentatifs des jeunes

III8- 3. Mises en scènes du débat et effet argumentatif indirect de démocratisation

 



[1] La réflexion sur l’adolescence clarifie le statut des lecteurs de la PAJ. Leur émergence à l’ordre de la Loi, leur permet désormais d’analyser structuralement leur rapport à autrui et d’en faire performantiellement du lien social, donc d’entrer dans « le politique », mais sans pouvoir exercer pleinement leur responsabilité. Cela souligne le statut ambigu de citoyen potentiel mais juridiquement infantilisé : le jeune est considéré socialement comme ne pouvant encore pas participer et contribuer pleinement à la société alors qu’anthropologiquement, il s’est institué comme membre à part entière de la société. La question soulevée est la suivante : les médias de PAJ représentent-ils le jeune lecteur comme un être responsable capable de négocier ou comme un proto-membre de la société sous curatelle ?


La Plainte douloureuse [05/12/2009] - Auteur : admin

La plainte douloureuse

Hubert GUYARD


Presses Universitaires de Rennes

2009

407 pages

Présentation de l'ouvrage

Hubert Guyard, professeur en sciences du langage à l’Université européenne de Bretagne – Rennes 2, spécialiste des troubles du langage et consultant dans le service de neurologie et à l'unité d'évaluation et de traitement de la douleur chronique du CHU de Rennes, propose dans cet ouvrage une approche originale de la plainte douloureuse.

Cette plainte, qui transforme la douleur biologique en souffrance humaine, relève de quatre registres de processus. Elle est logiquement conçue à travers les mots dont on dispose, techniquement traitée à partir des moyens mis en œuvre, socialement reconnue en fonction des réseaux d’appartenances et des compétences professionnelles, enfin moralement évaluée et endurée du fait des exigences éthico-morales que le douloureux s’impose.

S'appuyant sur la théorie de la médiation de Jean Gagnepain, c'est en définitive à une théorie « tétramorphe » du fonctionnement humain qu'une telle analyse de la douleur fait appel.

Proposant des repères pour l’écoute et l’accompagnement des malades, ce livre s’adresse à tous ceux, médecins, infirmiers, psychologues, étudiants, patients, concernés par la douleur chronique.Dessin de couverture de Corentin, Kilian et Ewen

L'auteur :

Hubert Guyard, Professeur de Sciences du Langage à l'Université de Rennes 2 est décédé le 15 février 2009.

Table des matières

Introduction

Chapitre I — Une douleur à visages humains

1. La plainte douloureuse n’est pas réductible aux seules données de la biologie

Chez les historiens
Chez les sociologues
Chez les psychologues ou psychanalystes

2. La plainte douloureuse est complexe et doit être analysée ou déconstruite

Les composantes de la douleur
Le tétramorphisme de la rationalité

3. Une douleur logiquement conceptualisée : un symptôme

4. Une douleur techniquement produite : un dysfonctionnement

5. Une douleur socialement reconnue : un handicap

6. Une douleur moralement endurée : une épreuve

7. Une formalisation incorporée

Chapitre II — La complexité d’une consultation

1. La consultation comme échange de service

La consultation : la place de chacun
Les consultations : un parcours de compétences

2. La complexité de la clinique

Contribuer au diagnostic : la collocution
Contribuer au traitement : la coopération
Contribuer au soulagement : la compassion

3. Les difficultés des douleurs chroniques

Difficultés diagnostiques
Difficultés techniques
Difficultés thérapeutiques

Chapitre III — De l’empathie à l’argumentation

1. De la subjectivité immédiate à la médiation des arguments

L’empathie immédiate ou subjective
La médiation des arguments
L’empathie thérapeutique (ou médicale)

Identification ou traduction ?
La mesure de l’erreur est humaine
De la subjectivité immédiate à la prise de distance

2. La dimension paradoxale de l’argumentation : contredire et persuader

3. Les raisons incidentes de l’argumentation

L’argument logique : démontrer en disant
L’argument technique : démontrer en faisant
L’argument moral : démontrer en jugeant

Chapitre IV — La douleur racontée

Introduction

1. La nécessaire déconstruction du récit

Le récit est un concept trop hétérogène
Faire connaissance avec le douloureux chronique

Cohérence et cohésion de la narration
Cohérence et cohésion de l’évènement

Le récit comme dramatisation (l’aventure, le trauma)
Le récit comme écriture (le scr1pt)

2. De quoi la fiction narrative constitue-t-elle l’abstraction ?

L’analgésie préventive
L’algohallucinose
Douleur commune ou douleur propre
La douleur en héritage

Chapitre V — Les raisons de la descr1ption des douleurs

1. L’importance de la descr1ption

La complexité de la descr1ption douloureuse
Quatre raisons implicites à l’œuvre dans la descr1ption de la douleur
Le paradoxe du descr1ptible et de l’indescr1ptible
Des douleurs progressivement approchées par la descr1ption

2. Quatre parcours descr1ptifs

La descr1ption comme parcours explicatif
La descr1ption comme parcours exécutif
La descr1ption comme parcours interlocutif
La descr1ption comme parcours expressif

3. La reformulation descr1ptive

Le poids de la référence dans les reformulations explicatives
Le poids de l’efficience dans les reformulations exécutives
Le poids de l’influence dans les reformulations dialogiques
Le poids de la préférence dans les reformulations expressives

Conclusion

Chapitre VI — Savoir, ouvroir, devoir

1. L'éducation du patient. A propos de la migraine

2. Le savoir des patients migraineux

1.1. Un savoir médical à relativiser
1.2. Une douleur hétérogène et complexe
1.3. Des constellations de mots
1.4. Le déroulement de la crise migraineuse
1.5. La localisation de la douleur
1.6. Ce que le médecin peut retirer de l’analyse de ses patients

3. L’ouvroir des patients migraineux

4. Le devoir des patients migraineux

5. L’éducation du patient

Conclusion

Chapitre VII — La douleur en questions

1. Un rapport non transparent de la question et de la réponse

2. Une professionnalisation des questionnaires

Les questionnaires sur le vocabulaire de la douleur
Les questionnaires sur la représentation de la douleur
Les questionnaires sur l’évaluation de la souffrance

L’échelle H.A.D. d’évaluation de l’anxiété
L’échelle de qualité de vie

3. Les questionnaires en question

Une répartition forcée des visées performancielles
Le statut de l’objet dans la démarche scientifique
Une volonté de se démarquer des sciences « dures »

4. Effacer ou exploiter les obstacles culturels : question de méthodes

Conclusion

Chapitre VIII — La douleur comme enjeu

1. Douleurs et sclérose en plaques : Les malades comme partenaires obligés d’une définition du soin

Présentation du problème
Présentation méthodologique
Résultats
Des données dynamiques
Conclusion

2. L’hétéro-évaluation de la douleur : La douleur comme enjeu d’une compétence professionnelle

L’hétéro-évaluation de la douleur n’est pas immédiate

Sémantiquement
Techniquement
Socialement
Moralement

3. Représentation des douleurs induites par les soins (DIS)

Étude des douleurs induites par les soins

Essai de nomenclature des douleurs provoquées par les soins

Mesure de la fréquence et de l’intensité de la douleur
Typologie des douleurs

Solutions déjà mises en œuvre
Améliorations envisagées
Comparaison des deux services : neurologie et MPRA

Une part de responsabilité à négocier

Le cadre plus général d’une politique de santé publique
L’analyse des processus : la modélisation d’une collaboration professionnelle

Une approche dynamique du fonctionnement
Des problèmes davantage ciblés
Un espace contractuel de responsabilité en quête de ses limites
Faire exister les douleurs induites par les soins

Conclusion générale

Chapitre IX — Plainte douloureuse et psychopathologie

1. Comprendre le fonctionnement normal

2. Le cadre général d’une anthropologie clinique

La preuve est dans le symptôme
Au-delà du handicap, la recherche du symptôme

Des douleurs psychogènes
Des références à la psychiatrie

3. L’apport des troubles neurologiques

Le niveau discriminatif
Le niveau structural : la pathologie comme fusion
Le niveau gestaltique : la pathologie comme abstraction forcée

4. L’apport des troubles psychiatriques

L’abus de pouvoir : la mesure de la violence entre fusion et autolyse
L’attentat à la pudeur : la mesure de la décence entre fusion et autolyse
L’abus de consommation : la mesure de la tentation entre fusion et autolyse
La négligence coupable : entre fusion et autolyse
Schéma des dérives (ou des crises) possibles face à la douleur

Conclusion

Chapitre X — La douleur décevante

1. Des douleurs chroniques psychogènes de type hystérique

2. Une étude sur les douleurs hystériques

Perspectives générales de l’étude
Résultats de l’étude


La douleur chronique comme préoccupation excessive de la santé
La chronicité comme restriction progressive du légitimement supportable
Une restriction qualitative ou quantitative : de pire en pire, ou de plus en plus
Un formalisme de la transgression morale
La plainte hystérique comme construction paradoxale : réquisitoire et plaidoyer
La chronicisation comme dramatisation après-coup d’événements traumatisants
La chronicisation comme légitimation contraignante, au risque progressif de l’illégalité

3. La douleur hystérique comme métaphore

Une société confrontée à l’incertitude
Une société moralement préoccupée de l’abus de pouvoir

Conclusion

Bibliographie

 


Histoire du sujet et théorie de la personne. [20/11/2009] - Auteur : admin
Les Presses Universitaires de Rennes viennent de publier :
 
Histoire du sujet et théorie de la personne
La rencontre Marcel Gauchet-Jean Gagnepain.
 
Sous la direction de Marcel Gauchet et Jean-Claude Quentel.
 
Dans la conférence qui inaugure cet ouvrage, Marcel Gauchet propose un condensé de ses travaux autour de la notion d’ « Histoire du sujet », notion qui s’applique aussi bien au champ politique et social qu’à celui de la psychologie ou de la psychopathologie. Mais il la met en même temps en rapport avec celle de « Personne » élaborée par Jean Gagnepain dans le cadre de sa théorie anthropologique dite de la médiation. Car si les perspectives générales de ces deux auteurs s’avèrent différentes, leurs réflexions se croisent et se répondent sur bien des points.
La conférence de Marcel Gauchet, qui est suivie d’un débat, offre ensuite l’occasion à plusieurs auteurs, s’inscrivant pour l’essentiel dans la suite de Jean Gagnepain, d’explorer à la fois les convergences et les divergences entre les travaux de ces deux grands chercheurs et de poursuivre la réflexion autour des thèmes que ces notions d’Histoire du sujet et de Personne recouvrent. Marcel Gauchet conclut l’ensemble en réagissant à ces propos.
 
Ont contribué à cet ouvrage :
Jean-Marie Allaire ; Jean-Luc Brackelaire ; Jean-Yves Dartiguenave ; Jean-François Garnier ; Marcel Gauchet ; Clément de Guibert ; Hubert Guyard ; Jean-Michel Le Bot ; Jean-Claude Quentel ; André Sauvage ; Pierre-Henri Tavoillot ; Jean-Yves Urien.
 
Table des articles :
Présentation
GAUCHET M., Personne, individu, sujet, personnalité
Discussion
TAVOILLOT P.-H., Marcel Gauchet - Jean Gagnepain, éléments pour une rencontre
QUENTEL J.-C., Marcel Gauchet et la médiation : une même préoccupation anthropologique
ALLAIRE J.-M., Quelques remarques sur l’histoire de la notion de sujet
SAUVAGE A., DARTIGUENAVE J.-Y., GARNIER J.-F., Historiographie et anthropologie : vers un mariage de raisons ?
ALLAIRE J.-M., À propos de « Historiographie et anthropologie : vers un mariage de raisons ? »
BRACKELAIRE J.-L., La Personne en suspens. Singularisme moderne et courts-circuits de transmission
LE BOT J.-M., Par-delà nature et culture : la dialectique ?
GUYARD H., de GUIBERT C., Langue, pouvoir et politique au regard de la schizophrénie et de la paranoïa
URIEN J.-Y., La personne dite. Le nom propre au regard de la théorie de la médiation
QUENTEL J.-C., L’enfant et l’éducation chez Marcel Gauchet et chez Jean Gagnepain
GAUCHET M., De la personne à l’être-ensemble
 
 


Parutions récentes [12/04/2009] - Auteur : admin
Daniel COUM, psychanalyste, directeur de Parentel, à  Brest, et chercheur associé au LIRL vient de publier aux éditions Milan un ouvrage intitulé :
 
DU BON USAGE DES CONFLITS. Les affronter pour mieux les dépasser.
 
 
Le livre, réalisé pour le grand public, traite des relations  conflictuelles.Il répond à une commande en ce sens et Daniel s'est associé pour le  réaliser à une journaliste de Milan, Isabelle Gravillon.
 
 
 
Dans notre société volontiers consensuelle, le conflit n’a pas bonne presse. Inconsciemment ou non, on préfère le contourner, voire  l’éviter à tout prix. On veut la paix ! En politique, c’est ce qui explique en partie le succès du centre, plus rassurant que  l’opposition gauche-droite… Mais pourtant, le conflit est partout :  entre frères et soeurs, au travail, dans le couple, dans la rue, etc.  Est-ce un mal ?
 
 
 
Beaucoup de nos lecteurs connaissent  Jacques Schotte et n'ignorent pas pas les liens profonds qui existaient entre lui et Jean Gagnepain. On doit notamment à Jacques Schotte la diffusion de la théorie de la médiation en Belgique.
 
Jean-François Rey, philosophe lillois a rendu un bel hommage à Jacques Schotte dans un article dont vous trouverez ici  les  références :
 
 
C'est à présent un médecin psychiatre belge, le Dr Jean-Louis FEYS qui lui rend hommage dans un ouvrage intitulé
 
L'ANTHROPOPSYCHIATRIE DE JACQUES SCHOTTE
 
L'ouvrage est paru aux éditions Hermann. Un chapitre du livre est consacré à la théorie de la médiation.
 
Voici ses références et le résumé de l'ouvrage :
ISBN 978 27056 6817 4
Collection : Hermann Psychanalyse
443 p.
Présentation :
Jacques Schotte (1928-2007), psychiatre, psychanalyste, fondateur de  l’École belge de psychanalyse, est un penseur qui a bouleversé le paysage de la  psychiatrie. Pourtant, son enseignement n’a pas eu, au sein même du milieu psychiatrique, la  reconnaissance qu’il mérite.
Ce livre relate avec minutie les étapes du projet  anthropopsychiatrique de Jacques Schotte qui rend à jamais caduque toute tentation néo-positiviste. En conjuguant la  psychiatrie avec la philosophie et la psychanalyse, Schotte revient aux fondements anthropologiques de  la psychiatrie qui trouve ou retrouve la spécificité qu’elle avait oubliée. En rapprochant la  nosographie d’un modèle philosophique, l’impressionnant parcours de Jacques Schotte et ses  nombreuses rencontres (Maldiney, Binswanger, R. Kuhn, Lacan, Tosquelles…) permettent de  travailler le champ psychiatrique de manière radicalement renouvelée entre humanité,  science et logique.
Le projet de cet ouvrage est de retrouver la cohérence de la pensée de  Schotte et de prolonger son enseignement par d’autres lectures qui permettent d’en souligner  l’importance.
Jean-Louis Feys est médecin-chef du Centre psychiatrique Saint-Bernard  à Manage, et coordinateur médical à l’IMP Sainte-Gertrude de Brugelette en Belgique.
 

 


Dans les Tétralogiques [26/03/2009] - Auteur : admin
Actuellement TREIZE titres sont disponibles :
 
"Perdition ou effondrement" (Tétralogiques 11, H. Guyard, R. Le Borgne)
"Le Test du Test. Pour une linguistique expérimentale" (Tétralogiques 2, H. Guyard)
"L'aphasie ou le paradoxe du phénomène" (Tétralogiques 2, MC Le Bot) 
"Les opérations arithmétiques à l'épreuve de la clinique" (Tétralogiques 8, Jean-Yves Urien et Hubert Guyard) 
" Marque et immanence dans la théorie du Signe" (Tétralogiques 1, Jean-Yves Urien)
"L'enfant IMC et le langage" (Tétralogiques 8, A.Deneuville, H. Guyard, JC.Quentel),
"Le trouble et sa provenance en clinique psychiatrique" (Tétralogiques 14, JC.Quentel),
"L'habitus entre sujet et personne" (Tétralogiques 13, 2001, JM Le Bot)
"La syntaxe à l'épreuve de l'aphasie" (Tétralogiques 1, 1984, A. Duval et alt.)
"Compte, conte et Comte ou 'L'Homme de Loi'" (Tétralogiques 4, 1988, J. Laisis)
"De l'arbitraire saussurien à la dissociation des plans" (Tétralogiques 5, 1988, JY Urien)
"Esprit es-tu là ? Observation d'un trouble du discours chez un malade cérébrolésé" (Tétralogiques 11, 1997, JY Urien et H. Guyard)
 "La paternité en question" (Tétralogiques 12, 1999, JC Quentel).
 
Cliquez l'onglet "Tétralogiques" pour obtenir les descriptifs des articles et télécharger.


Parentalités et filiations adoptives [25/06/2008] - Auteur : admin

Les carnets de Parentel

Revue semestrielle d’échanges pluridisciplinaires sur la parentalité

N° 28 : Parentalités et filiations adoptives

 

Détail de ce numéro sur le site de l'association www.parentel.org .

Avec les contributions de :

Elisabeth CASTEL, psychologue, Parentel

Daniel COUM, psychologue, Parentel

Fanny COHEN HERLEM, pédopsychiatre, Paris

Armelle GALIN, psychologue clinicienne, accueillante à l’Arbre Vert, Paris

Marie-Christine LE BOURSICOT, magistrate, Rouen

Sophie MARINOPOULOS, psychologue et psychanalyste, CHU.

Camille MANACH-MASSON, psychologue clinicienne, accueillante à l’Arbre Vert, Paris

Armelle NORMANT, présidente de l’association Les Bolomigs

Jean-Claude QUENTEL, psychologue, Pr. en Sciences Humaines, Rennes

 

« Chaque enfant, qu’il soit adopté ou non, au sein de chaque famille, est porteur d’une histoire qui lui est propre. Chaque enfant vient témoigner de son jardin secret et de sa fantaisie concernant son histoire et celle de ses parents : le contexte de sa naissance, ce qui lui a été dit, ce qu’il a imaginé, ce qu’il pressent… et la construction imaginaire qu’il fera de son histoire et de ses origines. Il s’agit là du roman familial évoqué par Freud et qui concerne tout enfant, qu’il soit adopté ou non. Alors l’adoption, comme autre forme du « faire famille », peut-elle venir éclairer le lien parent-enfant ? L’adoption peut-elle nous aider à comprendre la place de l’enfant au sein de la famille ? Enfant, adopté ou non… Ne s’agit-il pas pour chaque enfant de devenir sujet de sa propre histoire et ne plus être seulement objet de désir pour ses parents ? »

Elisabeth Castel


NOUVELLES DE L'EDITION [11/06/2008] - Auteur : admin

Un Savoir de référence pour le travail social.

JEAN-YVES DARTIGUENAVE - JEAN-FRANCOIS GARNIER

Editions ERES
Pratiques du champ social

ISBN : 978-2-7492-0883-1
EAN : 9782749208831
13,5 x 21, 272 pages 
 

Le plus souvent, les travailleurs sociaux ont l’impression de ne disposer que d’un savoir en miettes qui donne à voir un homme morcelé, ce que renforce la tendance actuelle à réduire le traitement des difficultés et des souffrances humaines à de simples procédures ou dispositifs. Or le travail social, sous peine de perdre son âme, doit s’articuler à un savoir constitué sur l’homme – sans pour autant renoncer à le discuter, à en éprouver sa pertinence – qui ne soit pas la somme des apports disciplinaires (sociologie, psychologie, économie sociale, etc.).

En prenant appui sur des situations concrètes qui nécessitent l’intervention de travailleurs sociaux, les auteurs définissent une anthropologie qui rend compte de la spécificité des processus par lesquels l’homme négocie son rapport au monde et aux autres. Ils présentent ainsi un antidote aux dérives instrumentales et managériales qui affectent aujourd’hui en profondeur le travail social.

Quatre ans après la parution de L’homme oublié du travail social, cette nouvelle édition rebaptisée en appelle à dépasser l’ornière de « rien ne va plus » pour construire une alternative théorique qui confère un sens aux pratiques existantes, et envisage des pistes de travail inexplorées. Son ambition est de participer à la valorisation des pratiques d’aide et d’assistance aux personnes trop souvent décriées, en les ancrant dans une posture épistémologique exigeante.

Sociologue pendant une dizaine d’années dans un service d’action sociale d’une CAF, Jean-Yves Dartiguenave est aujourd’hui maître de conférences en sociologie à l’université de Rennes 2 et chercheur au LAS.

Ancien travailleur social, Jean-François Garnier a été formateur dans un Institut régional de formation de travailleurs sociaux. Docteur en sociologie, il est chercheur au Laboratoire d’anthropologie et de sociologie (LAS) de l’université de Rennes 2.

Le parent
Responsabilité et culpabilité en question


Jean-Claude Quentel

Editions De Boecke
Collection : Raisonnances

Cet ouvrage a pour objectif d'expliciter les fondements mêmes de la parentalité à partir des acquis des sciences humaines contemporaines, que ce soit de la psychanalyse, de la sociologie, de l'ethnologie ou de l'histoire.
C'est à travers l'examen des deux registres déterminants de la responsabilité et de la culpabilité que l'on tente de voir à quelles lois spécifiques répond le fonctionnement de l'homme lorsqu'il se fait parent. Ces deux registres ne s'ordonnent pas au même principe explicatif. S'appuyant sur l'expérience de la clinique, le livre en démonte les rouages, dans leur lien avec l'exercice de la parentalité, de telle sorte qu'il devient possible de repenser nos conduites contemporaines à travers le moindre acte de la réalité quotidienne.

Jean-Claude Quentel, Professeur à Rennes2 et responsable du LIRL, est bien connu de nos lecteurs, notamment par deux autres de ses ouvrages : L'Enfant, Problèmes de genèse et d'histoire (chez De Boecke) et Aux Fondements des Sciences Humaines (chez Erès).


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